L'indolence de l'obscurité - Pierre Baumann

Publié le par La pensée de midi


Pierre Baumann, L'indolence de l'obscurité, numéro hors-série de la revue Appendices, Nîmes, octobre 2008.

Appendices est une revue semestrielle de pratiques et de recherches artistiques et poétiques. La fonction modeste d'Appendices est la ré-appropriation d'un espace de création dans une optique de lutte et de résistance face à l'immobilisme. Son but est la diffusion de démarches atypiques ; de revendiquer (plus que de préserver même) la variété de ces démarches actives dans l'Art contemporain.

Avec le hors-série, Appendices inaugure le choix de consacrer ces feuillets spéciaux de la revue au travail d'un artiste, à qui carte blanche est donnée pour façonner comme il l'entend la forme et la structure de la revue. Au passage, Appendices prend les habits du livre d'artiste. Ce premier volet est consacré au travail de Pierre Baumann.

 

Aussi, Appendices décide de s'ouvrir en créant une collection "Litterature urbaine" qui présentera des publications articulant poésie et littérature. Le premier livre intitulé "A Phytagore" d'Emmanuel Balny, illustré par Aurel sortira au mois de novembre 2008. Le même mois, l'association présentera une exposition au SIOPI intitulée "Vestige(s)" dont les exposants sont : Caroline Balny,  AnthonyBuendìa et Fabien Déplanque.

"L’œil n’est qu’un appareil parmi d’autres, capable de produire des images du monde extérieur, capable de traduire l’énergie lumineuse en signaux neuronaux et capable de pré-traiter ces informations par leur passage dans les différentes strates de la rétine – de façon analogue à un encodage informatique - avant de les envoyer au cerveau. Mon amateur avait assez vite abandonné le projet d’une opération chirurgicale destinée à remplacer ses yeux (la rétine avant toute chose) au profit de quelques appareils technologiques conçus avec l’assistance de neuroscientifiques de renom. La finalité purement spéculative de cette idée n’avait pas résisté à son analyse des risques, alors non assuré de pouvoir retrouver intact ce qui constituait l’outil le plus cher de ses sens. Pour pallier à ces projets fantaisistes, il avait entrepris de tester avec beaucoup plus de simplicité la fragilité de ses perceptions et les ombres embusquées à l’arrière de son cerveau (dans l’aire 17 des cartes cyto-architectoniques de Brodmann, autrement nommée aire V1 en particulier) en plaçant devant ses yeux quelques cavités façonnées patiemment et artisanalement,"

Soirée Appendices à la Galerie le Lac gelé, 3 Grand rue, Nîmes, le 21 octobre 2008 à partir de 19h à l'occasion de la sortie de cet ouvrage.
contact Revue Appendiceswww.appendices.fr ou contact@appendices.fr

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